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Marie, Mère de l'évangélisation

24 avril 2014

Edito mai

Marie, Mère de l’évangélisation

Le mois de mai est traditionnellement le mois durant lequel nous portons plus particulièrement nos regards et notre attention sur la Vierge Marie.
Dans son exhortation apostolique «  La joie de l’Evangile » le pape François consacre les derniers paragraphes à « Marie, Mère de l’évangélisation » dont je m’inspire pour cet éditorial (284 - 288).

Jésus donne sa mère à son peuple
La Croix se dresse au cœur du combat entre le péché du monde et la miséricorde de Dieu. Au pied de la Croix se tiennent Marie sa mère et Jean le disciple bien-aimé. « Femme, voici ton fils !» - « Voici ta mère ! » En nous laissant sa mère comme notre mère, le Christ nous conduit à Marie ; il ne veut pas que nous marchions sans une mère à nos côtés. L’Eglise a besoin de l’icône de la femme. Avec Marie, en Eglise, tout baptisé « engendre » d’une certaine manière le Christ pour le monde. Comme tout homme, Jésus demeura durant 9 mois dans le sein de Marie ; il demeurera jusqu’à la la fin des temps dans le tabernacle de la foi de l’Eglise.
A Bethléem, Marie a transformé une étable en maison de Jésus, à Cana elle a remarqué qu’on manquait de vin pour la fête, au Golgotha son cœur transpercé comprend toutes les peines des hommes et les souffrances des peuples. Comme une vraie mère, elle marche avec nous et nous rapproche de l’amour de Dieu. Dans les sanctuaires répartis à travers le monde, elle partage l’histoire des peuples et leur murmure : « Que ton cœur ne se trouble pas : ne suis-je pas là, moi ta mère ? »

Elle est l’étoile de la nouvelle évangélisation
Nous demandons à la Vierge Marie d’intercéder pour que toute la communauté chrétienne accueille l’invitation à entreprendre une nouvelle étape dans le travail d’évangélisation. Elle est celle qui vit et marche dans la foi et son pèlerinage de foi est une référence pour toute l’Eglise. Elle, qui s’est laissée conduire par
l’Esprit saint, peut nous aider à annoncer à tous le message de l’Evangile, et à faire de tous les nouveaux disciples des agents évangélisateurs.
Dans ce pèlerinage d’évangélisation, il y aura inévitablement des moments d’aridité, de fatigue, ainsi que l’a vécu Marie dans les années de Nazareth, tandis que Jésus grandissait.
Alors que tout au long de ces années il ne se passait apparemment rien, elle vivait une sorte de «nuit de la foi » en vivant aux côtés de l’invisible mystère de son fils.
Il y a un style marial dans le travail d’évangélisation de l‘Eglise, la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. L’humilité et la tendresse ne sont nullement les vertus des faibles, mais au contraire des forts ; elle qui dans son
Magnificat louait Dieu qui a renversé les puissants de leur trône et renvoyé les riches les mains vides ; elle qui conservait tous les évènements et les méditait dans son cœur ; elle qui savait reconnaître l’action de l’Esprit de Dieu aussi bien dans les grands évènements que dans les signes imperceptibles.
Marie est tout à la fois la femme priante et laborieuse de Nazareth et celle qui quitte son village en hâte pour rendre service à sa parente Elisabeth : justice et tendresse, contemplation et marche vers les autres... Marie reste un modèle pour l’évangélisation du monde.
Que sa prière maternelle nous aide pour que l’Eglise d’aujourd’hui devienne une maison pour tous et une mère pour tous les peuples, et rendre possible la naissance d’un monde nouveau.
Gérard Wehrlé - Prêtre coopérateur
(D’après « La Joie de l’Evangile » du pape François)

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