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1° pardon - 1° communion

Catéchèse 1° pardon-1°communion


1° PARDON

1. Qu'est-ce que le sacrement de réconciliation ?

Comme tout sacrement, le sacrement de réconciliation nous fait célébrer quelque chose d'heureux qui nous arrive de la part de Dieu. Commençons donc toujours par nous demander : dans ce sacrement, que trouvons-nous d'encourageant ? Quel dynamisme Dieu inscrit-il dans nos vies d'hommes ?

Si nous abordons le sacrement de la réconciliation à partir de nous-mêmes, nous nous demandons : de quoi devons-nous demander pardon à Dieu ? Nous partons de ce que, nous, nous avons fait. Un sacrement, c'est d'abord une célébration. Nous ne nous célébrons pas nous-mêmes, et encore moins nos fautes. Nous célébrons Dieu, qui, le premier, "nous fait" quelque chose.

Dans le sacrement de la réconciliation, ce n'est pas nous, d'abord, qui allons nous mettre en règle avec Dieu. C'est Dieu qui, avant toute démarche de notre part, nous tend la main pour nous tirer, nous sortir, nous relever de tout ce qui nous enferme et nous altère.

Le sacrement porte un nom qui vient du Nouveau Testament. Dans le langage des premiers croyants, la réconciliation, c'est un don de Dieu offert à quiconque veut bien l'accueillir. Nous n'avons pas à obtenir de Dieu qu'il se réconcilie avec nous. La réconciliation, Dieu l'a faite. Elle est accomplie, sans conditions. En proposant le sacrement de réconciliation, l'Eglise reprend l'invitation que l'apôtre Paul adressait aux chrétiens de Corinthe : "Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu". (2 Co 5, 19)

2. Une célébration en quatre étapes

- Une invitation à s'accueillir mutuellement.
- Un temps pour écouter la Parole de Dieu.
- Un encouragement à confesser l'amour de Dieu en même temps que notre péché.
- Un envoi : Accueillir le pardon de Dieu pour en être les témoins auprès de tous.

3. Une proposition faite vers huit ans

Quand on propose le sacrement de la réconciliation à des enfants à partir de huit ans, il y a des enjeux particuliers à respecter, des règles à s'imposer, des manières de faire qu'il faut s'interdire, sous peine de ne pas repecter les enfants dans les capacités propres à leur âge.

Un enfant de huit ans regarde les affrontements, les frottements, les rivalités, les conflits de la vie en disant : "Ce n'est pas moi, ce n'est pas ma faute..." A l'entendre, c'est toujours les autres qui... A huit ans, un enfant s'exonère facilement de toute responsabilité. C'est parce qu'il ne peut pas encore l'assumer. Il manque de recul et est entièrement pris dans ce qu'il vit, sans grande possibilité de réflexion sur la responsabilité personnelle qu'il engage pas ses actes.

A huit ans, un enfant reconnaît le bien et le mal à travers l'approbation ou la réprobation qu'un adulte exprime à son égard. Il ne peut pas encore se déterminer par lui-même. Ce sont les parents qui fixent pour lui les normes morales. Même si nous pensons que des parents ne le font pas ou le font mal, nous ne pouvons pas nous servir du sacrement pour le faire à leur place. Ne prenons pas le sacrement de réconciliation comme un instrument d'éducation morale. Il est le sacrement de notre vie en relation avec Dieu et, sur ce plan-là, adultes et enfants devraient se situer en fraternité.

Préparer avec les enfants le déroulement de la célébration ne suffit pas. Il faut que les enfants puissent prendre à leur compte ce que la célébration leur fera vivre. Pour cela, ils ont besoin de pouvoir faire du chemin en groupe, d'expérimenter avec d'autres les attitudes croyantes que ce sacrement propose, de se familiariser avec une manière d'être ensemble devant Dieu. Sans ce lent travail d'imprégnation vécu les uns avec les autres, la célébration du sacrement risquerait de reste pour beaucoup artificielle, voire étrange.

Extraits de "Le Sacrement de réconciliation. Accompagner les enfants."

1° COMMUNION

Que peut devenir aujourd'hui une préparation à la première communion quand les enfants concernés ne voient personne de leur entourage aller à l'eucharistie ? Comment procéder avec des enfants qui n'ont eux-mêmes aucune familiarité avec la célébration eucharistique, parce qu'ils n'y ont presque jamais participé ? Il est bien révolu le temps où l'on pensait qu'il suffisait d'expliquer l'eucharistie, le sens de ce qu'on y fait, la signification de ce qui s'y passe.

Et si nous prenions au sérieux le fait que l'eucharistie est, avec le baptême et la confirmation, un "sacrement de l'initiation chrétienne" ? Et parlant ainsi, nous affirmons en effet que l'expérience de ce sacrement éduque la vie croyante. Nous disons que ce sacrement a une place importante parce qu'il structure notre vie en relation avec Dieu. Il y a alors dans la préparation à la première communion un enjeu qui dépasse l'explication "théologique" du sacrement.

1. C'est de la vie ecclésiale qu'il s'agit

L'eucharistie est un élément important de l'initiation chrétienne parce qu'elle fait entrer dans l'Eglise. Quand elle est célébrée, nous n'assistons pas à ce que fait le prêtre. Nous participons à un acte qui est celui de la communauté croyante rassemblée. Nous entrons dans la prière de tout un peuple. Nous faisons l'expérience de faire partie d'un corps. C'est à cette fonction de l'eucharistie que renvoie le Concile Vatican II lorsqu'il affirme : L'Eucharistie est le coeur de la vie ecclesiale, sa source et son sommet (Sacrosanctum Concilium n°10)

Or, dans l'esprit de beaucoup, la première communion est encore la communion "privée". Cette approche individuelle du sacrement transparaît dans les expressions comme "Je reçois Jésus dans mon coeur", "Première visite de Jésus dans mon coeur", "Je me prépare à la rencontre de Jésus." Il faudra donc bien nous redire chaque fois que l'eucharistie n'est pas une démarche que chacun vit pour soi, mais le commencement d'une "éducation à l'esprit communautaire". (Concile Vatican II, Décret sur le ministère et la vie des prêtres § 6).

2. Mettre les enfants dans un bain de vie ecclésiale

La dimension ecclésiale de la foi n'est pas spontanée du tout, sinon pouquoi tant d'adultes estimeraient-ils qu'ils peuvent parfaitement croire sans participer à la célébration de l'eucharistie ? Il ne faudra donc pas attendre des enfants que cela leur soit naturel. Tout le travail consiste justement à découvrir avec eux la dynamique d'une foi vécue en peuple, sans se plaindre de ce qu'il n'en vivent pas déjà.

3. Habiter le langage de la prière liturgique

Traditionnellement on dit de l'eucharistie que c'est la grande prière de l'Eglise. L'eucharistie en effet n'est que prière. Mais nous ne sommes pas naturellement adaptés au langage qu'utilise cette prière. Dans toutes les religions, on prie, on demande, on supplie, on implore. Mais chacun le fait à partir de soi. Dans la prière liturgique en revanche, on commence par entendre ce que Dieu dit, fait. On accueille ce don dans la foi. Puis, on lui répond.

Il en va ainsi dans la célébration de l'eucharistie. On s'adresse à Dieu ou au Christ d'abord à cause de ce qu'il fait, lui. Et quand on lui exprime des demandes, c'est encore en s'appuyant sur ce qu'on reçoit de lui. Cette forme de prière, un enfant ne peut pas la découvrir seul. L'accompagnement de ses parents n'y suffit pas non plus. Itinéraire après itinéraire, il faudra donc bien prendre le temps d'en habiter en équipe les différentes facettes.

4. Aider les enfants à se repérer dans une assemblée

La meilleure manière de plonger les enfants dans cette dynamique ecclésiale de la foi, c'est encore de les aider à expérimenter les différents moments que vit une assemblée eucharistique. Pour cela, chacun des quatre itinéraires du parcours aboutit à une grande "page-poster".

Chacune privilégie :
* Un lieu important qui structure toujours une église catholique. Les enfants pourront ainsi se repérer dans l'espace.
* Un moment important de la prière liturgique. A la fin du livret, ces différents moments sont replacés dans le déroulement de la célébration.
* La participation active des enfants, en proposant à leur choix d'équipe des initiatives possibles pour chaque moment de la célébration.

Extrait de "Quand l'Eglise prie. Des adultes accompagnent les enfants vers le sacrement de l'eucharistie".

Pour l'inscription en 1° Pardon-1° Communion, vous pouvez vous adresser aux catéchistes scolaires ou téléphoner au presbytère d'Obernai (03.88.95.55.24).